Bienvenue sur le site du 78th de Jumet. 

 

 

1)     Pour commencer :

 

        Les Ecossais servaient en 1725 comme mercenaires, car le gouvernement britannique clamait haut et fort "qu’il n’y avait que des voleurs pour attraper des voleurs." Quelques années plus tard, comme le mouvement jacobite prenait de l’ampleur dans les Highlands, une suggestion a été faite au gouvernement qu’il pourrait utiliser plusieurs régiments de Highlanders commandés par un officier anglais ou écossais.

 

         Le 78th Highland à pieds était un régiment d’infanterie de la région montagneuse, ils furent les premiers à avoir combattu au Canada. Celui-ci fut levé officiellement en 1778 par Kenneth, dernier comte de Seaforth de Nouvelle Ecosse. Les activités du 78th ont également été associées avec les événements entourant les guerres entre la Grande-Bretagne et la France révolutionnaire, et plus tard avec Napoléon Bonaparte.

 

Un an juste après sa formation, le 78th se retrouve à la défense de Nimjegen en Hollande et un an plus tard, il se retirait en Allemagne suite à la  perte de plus de 350 éléments. Cette unité a servi notamment en Inde dans les Campagnes de Mysore, en Afrique du Sud, en Crimée, lors de la mutinerie de la campagne indienne, et en Afghanistan.

 

          Plus tard, le 7 mars 1793, Francis Humberstone MacKenzie, chef du clan des MacKenzie, a levé le 78th qui au départ, était constitué d’un seul régiment d’infanterie. Un deuxième bataillon est ajouté un an plus tard. Le tout fut rebaptisé en 1795 sous le nom de « The Ross-Shire Buffs » ou fan des peaux de buffle du Comté de Ross, et ce, pendant qu’ils étaient stationnés en Afrique du sud. En 1797, le 1er et et 2ème  bataillons ont été envoyés à Calcutta pour passer sept années de garnison à une variété de postes.

 

 

2)      Au 19ème siècle :

 

En 1803, cependant, le 78th a été dépêché à Poona pour contenir les pillards au Nord  de Mahrattes. En septembre de cette année, il  a pris part à l'engagement célèbre d’Assaye sous le commandement de Sir Arthur Wellesley (plus tard, le duc de Wellington), occupant le flan gauche des assaillants au premier plan. Premier à atteindre les Mahrattes, le 78th a joué un rôle dans la capture des canons ennemis et l'acheminement de leur infanterie. Peu de temps après la bataille d’Assaye, le 78th a été envoyé à la poursuite des soldats en fuite à Argam, et plus tard dans l'année, il a assiégé la forteresse de Gawilghur pour aider à finir le travail qu'ils avaient commencé à Assaye..

 

En 1804, un deuxième bataillon a été formé par Sir John Moore, le héros de La Corogne. Il a été envoyé à Gibraltar en 1805 et l'année suivante, faisait partie des forces britanniques qui envahirent la Sicile, où, malgré la supériorité écrasante des soldats français, ils obtinrent une victoire éclatante.

 

 En 1806, le 78th se trouve à Alexandrie, en Egypte, mais l'année suivante, trois compagnies du 78th ont été encerclées par la cavalerie turque et ont été capturées. Le reste du bataillon se retira  en Sicile.

Au début, en 1808, les hommes sont rappelés en Angleterre.

 

En 1811, le 1er bataillon a été  envoyé à Bombay. Le but était de repousser une force d'occupation française de l'ancienne colonie néerlandaise de Java. Les Britanniques ont perdu 154 hommes dans les combats acharnés, y compris le 78th agissant avec le Lieutenant-Colonel William Campbell. Les Français, cependant eurent plus de 10 000 soldats morts, blessés, ou prisonniers. Le 78th est resté sur l'île jusqu'en 1816, engagé dans ce que l'on appellerait aujourd'hui « une action de police ».  Pendant cette période, le bataillon a perdu plus de 500 hommes suite à de nombreuses maladies. A leur retour en Inde en novembre 1816, le régiment a été  abandonné sur l'île solitaire de Preparis pendant près d'un mois.

 

               En 1842, le 78th a stationné en Inde, il intervenait dans le cadre des émeutes en Afghanistan.

 

               En 1845, ces soldats étaient de retour à Bombay, où un recrutement de non-Ecossais aurait eu lieu de force, à leur domicile afin d’étoffer leurs rangs. En 1857, le déclenchement de la révolte des Cipayes rappelle de toute urgence le 78th à Bombay d'où il a été ensuite expédié à Calcutta pour réprimer un soulèvement dans la cité administrative de Barrackpore. Le régiment a ensuite contribué à la récupération de la ville de garnison de Cawnpore en juillet.

 

En 1858, le 78th s’est retrouvé en compagnie de la Brigade des Highlands dans le cadre de la force Rohilkand. Le 78th est devenu une  garnison de la ville jusqu'à ce qu’il reçoive l'ordre de revenir en Grande-Bretagne en 1859. A son arrivée en Ecosse, le régiment a reçu un accueil triomphal. Les soldats ont été fêtés et salués comme les « Sauveurs de l'Inde ».

 

                  

 

Après avoir passé la majeure partie de sa carrière dans le climat étouffant d'Extrême-Orient, le 78th est engagé en juillet 1867 par l'armée britannique pour deux des postes les plus froids : le Québec et la Nouvelle-Écosse. Le régiment est resté à Montréal, avec des excursions occasionnelles à Québec, pendant près de deux ans. Puis, en 1869, le 78th a été transféré à Halifax.

 

En 1879, la compagnie est retournée en Inde, puis en Afghanistan. Là, ils ont passé un hiver misérable pour lequel, ils avaient sans doute été conditionnés en vivant à Halifax.

 

En 1881, dans le cadre de nouvelles réformes de l’Armée de Terre, le 78th a été fusionné avec le 72th pour devenir le 2ème Bataillon des Seaforth Highlanders. C’était un régiment historique de la British Army associé à de vastes zones de hauts plateaux du nord de l’Ecosse.

 

Après cette réforme de 1881, les Bataillons du Seaforth Highlanders ont combattu en Egypte, au Soudan, en Afrique du Sud, et à la frontière nord-ouest de l’Inde.

 

3)     La première guerre mondiale :

 

Au début de la Grande Guerre, le 1er  bataillon était en service en Inde et le 2ème  bataillon était  stationné à Shorncliffe Camp près de Cheriton dans le Kent, dans le sud de l'Angleterre. Ils sont envoyés en France dans le cadre de la Force Expéditionnaire Britannique (BEF). En plus de la 10ème  Brigade, et de la 4ème  Division, ils ont pris part à la retraite de Le Cateau, à la bataille de la Marne et de la chasse subséquente des forces allemandes de l'Aisne. 

 

À la mi-septembre 1914, le bataillon a été fortement impliqué dans la bataille de l'Aisne, subissant de lourdes pertes. En 1915, elle fut engagée dans la défense d’Ypres. En 1916, elle prit part à la bataille de la Somme, parvenant à faire plus de 2000 prisonniers à Beaumont-Hamel. En 1917, elle participe à une attaque de diversion sur le secteur d’Arras, Cambrai, Béthune, puis Tardenois furent ses champs de bataille en 1918.

 

 

       

 

Cinq kilomètres au nord de la ville de Ypres, en Belgique sur la route de Poelkapelle, se trouve un cimetière militaire contenant les corps d’une centaine d’officiers et d’hommes du 2th Bataillon Seaforth Highlanders qui sont tombés en attaquant le village de Saint Julien les 25 et 26 avril 1915. Ils ont donc participé à la libération de la Belgique en intentant 23 autres attaques contre les forces allemandes.

En 1921, le 1er bataillon a été déployé dans les bassins écossais pour maintenir l'ordre durant la grève des mineurs. Plus tard, le bataillon a été envoyé en Irlande pendant et après le partage du pays. Le 1er bataillon est retourné en Inde dans les années 1920.

 Les deux bataillons ont été affectés en Palestine dans les années 1930.

 

4)      La deuxième guerre mondiale

 

En 1939, cette division fut expédiée en France, et combattit, dans le secteur de Metz, sur la Ligne Maginot, avant de se retirer vers Paris et les côtes de la Manche.

Le bataillon repartit vers Mareth, Tunis pour différentes batailles jusqu’en mai 1943.

Juillet 1943 marqua le grand retour des alliés en Europe, et plus précisément en Sicile. La division participa au début de reconquête. Elle débarqua à Noto avant de remonter plein nord. En août, elle fut retirée du front et rapatriée en Grande-Bretagne en vue de la préparation du débarquement en Normandie.

Les premiers éléments de la division commencèrent à débarquer dès l’après-midi du 6 juin. Les Highlanders avaient pour objectif de contourner Caen par l’est, mais échouèrent.

 

                                  

 

Le 7 août, la division eut une mission de premier plan qui était de préparer le terrain en vue des charges blindées canadienne et polonaise. Fin août, après avoir passé la Seine, elle prit part à la bataille contre la forteresse du Havre, qui se termina par la capitulation de sa garnison en septembre. Plus tard, elle libéra Saint Valery-en-Caux, avant de prendre la direction de la Belgique.

 

En novembre 1944, elle établit ses quartiers sur la Meuse. En décembre, elle fut engagée dans la bataille des Ardennes. Puis, elle fut rappelée aux Pays-Bas.

 

         En février 1945, les Highlanders contribuèrent aux opérations de nettoyage sur la rive gauche du Rhin. Combattant dans des conditions difficiles, ils participèrent à l’élimination de la résistance allemande en forêt de Reischwald.

En mars, ils partirent en direction du nord en anéantissant les poches sporadiques de résistance qui se dressaient sur leur chemin, pour finir la guerre en région de Bremerhaven.

 

        

         

                                 

                                                   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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